La politique étrangère du Canada sous Stephen Harper : continuités et ruptures
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Invités : Denis Saint-Martin, Ph. D. science politique (Carleton), postdoctorat (Harvard), directeur du Centre d’excellence de l’Union européenne des universités de Montréal et McGill, professeur titulaire au Département de science politique de l’Université de Montréal et professeur associé à Sciences Po Paris dans le cadre du Master en affaires publiques offert conjointement avec la London School of Economics et l’Université Columbia de New York. Auteur, avec Frederick Thompson, de Public Ethics and Governance, Elsevier Press, 2006.
La politique étrangère constitue une sorte de miroir qui renvoie à la communauté nationale l’image qu’elle se fait d’elle-même quant à sa personnalité internationale, quant à la représentation qu’elle se fait de sa place et de son rôle dans la politique mondiale. Évidemment, la politique étrangère va au-delà de la simple addition des intérêts ou des valeurs nationales ; en fait, elle en est constituée.
Au Canada, les libéraux ont longtemps fait de la politique étrangère un instrument d’unité nationale visant à mettre en relief les valeurs qui distinguent le Canada des États-Unis et qui, en même temps, rapprochent les Québécois des autres Canadiens. Nous verrons comment le premier ministre conservateur, Stephen Harper, mène une politique qui se situe à la fois en continuité et en rupture par rapport à cette approche.
