A. Brisset - La traduction favorise-t-elle la diversité des langues et des cultures? Regard sur les pratiques et flux mondiaux - ANNULÉ
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Département de linguistique et de traduction
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Conférence d'Annie Brisset, professeure titulaire, Université d'Ottawa.
Annie BRISSET est professeure à l’École de traduction et d’interprétation de l’Université d’Ottawa. Auteur de Sociocritique de la traduction (Montréal 1990, Toronto 1996 pour la version anglaise ; Prix Ann-Saddlemyer), elle a édité plusieurs collectifs et publié de nombreux articles sur les théories et la critique des traductions. Consultante auprès de l’UNESCO sur des projets liés à la traduction, elle a notamment dirigé l’étude des pratiques et des flux de traduction pour le rapport mondial de l’UNESCO sur la diversité culturelle (2009) en partenariat avec l’Association internationale pour l’étude de la traduction et de l’interculturalité (IATIS) dont elle a été présidente-fondatrice. Elle est membre de la Société Royale du Canada.
Résumé
La part des activités de traduction dans l’économie ne cesse de croître sous l’effet de la mondialisation des échanges. Elle se chiffre aujourd’hui en dizaines de milliards dont une part croissante revient à la traduction automatique. Différents facteurs, comme les flux migratoires ou la propagation de la téléphonie mobile induisent de nouvelles pratiques de traduction dans une variété de langues que la logique de réseaux permet de couvrir simultanément. Pour autant, est-il vrai comme on le croit intuitivement, que la traduction favorise la diversité des langues et des cultures? Une étude réalisée pour le rapport mondial de l’UNESCO sur la diversité culturelle (2009) révèle notamment que 75% de tous les livres sont traduits à partir de trois langues dont 55% à partir de l’anglais. À l’échelle planétaire, la traduction est dominée par une vingtaine de langues, en majorité européennes. Dans le nouvel ordre économique mondial, la tâche urgente et paradoxale de la traduction serait de rebabéliser le monde.
