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Prix: Entrée libre
Salle C-1017-02
3150, rue Jean-Brillant
Montréal (QC) Canada  H3T 1N8

Avec Andrea Sangiacomo, chercheur postdoctoral, Université de Groningen.

Cette conférence est présentée par le Département de philosophie de l'Université de Montréal.

Veuillez noter le jour et l'heure inhabituels de la conférence.

Résumé : Dans cette communication, j’aborderai les explications de la vertu et leur compatibilité avec le défaut fondamental de connaissance. En particulier, j’examinerai la rupture opérée par le projet de Descartes et son développement chez le philosophe flamand Arnold Geulincx (1624-1669). Autant Descartes que Geulincx tentent de fournir une explication de la vertu qui soit compatible avec le défaut fondamental de la connaissance que les deux reconnaissent comme étant constitutif à la nature humaine. Cependant, leurs solutions sont plutôt différentes. Descartes essaie d’affronter ce défaut en basant la pratique de la vertu sur la puissance d’auto-détermination propre à la volonté humaine. Au contraire, Geulincx exploite le défaut de connaissance pour en déduire une métaphysique occasionaliste où l’être humain est complètement dépourvu de pouvoir causal. De cette façon, Geulincx tente de résoudre un problème laissé ouvert par Descartes. En effet, l’auto-détermination de la volonté ne semble pas suffisante pour empêcher ce que Descartes appelle la fausse vertu, c’est-à-dire les désirs égoïstes et les passions cachées par une apparence de rationalité. Je suggérerai que Geulincx s’engage totalement dans ce problème en fournissant une répondre métaphysique radicale. Cependant, sa position peut aussi procurer une meilleure compréhension des problèmes concernant la recherche d’une autre fondation à la vie morale.

Le défaut de connaissance et la pratique de la vertu chez Descartes et Geulincx
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