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Information et billets

Prix: Adultes : 25$ / 60 Ans et + :21$ / Étudiants : 15$
3200, rue Jean-Brillant
Montréal (QC) Canada

« C’est paradoxal. » Depuis quelques années, cette expression s’est banalisée. Dans le langage courant, le terme renvoie à une contradiction indépassable. Les psychologues parlent d’injonction paradoxale lorsqu’on est soumis à deux exigences parfaitement incompatibles auxquelles il est impératif de répondre. Dans les sociétés contemporaines, les situations dans lesquelles on se trouve assujettis à des injonctions de ce type se multiplient. Chacun peut donner des exemples quotidiens de confrontations à la nécessité et à l’impossibilité de répondre à des exigences parfaitement incompatibles. « Je suis libre de travailler 24 heures sur 24 », « Vous devez faire plus avec moins », « Ici, il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions », « Je traite de plus en plus de travail en dehors de mon travail et inversement », « Plus on gagne du temps, moins on en a ». Ces expressions révèlent un phénomène social étrange.

Le paradoxe se répand dans tous les registres de la vie sociale. Si le phénomène a d’abord été observé dans la famille, on le voit apparaître dans d’autres domaines comme le travail, la politique, l’économie, l’éducation, la santé.

Faut-il s’adapter, fuir, résister? Entre réactions défensives et mécanismes de dégagement, nous verrons comment il nous faut apprendre à vivre dans une société « paradoxante ».

Vincent de Gaulejac, professeur émérite à l’Université Paris 7 Diderot, président du Réseau international de sociologie clinique (RISC), auteur d’une quinzaine d’ouvrages dont La Lutte des places, La Société malade de la gestion, Travail, les raisons de la colère et Le capitalisme paradoxant, un système qui rend fou (avec Fabienne Hanique).

Une société « paradoxante » : comment ne pas devenir fou?
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