Débute à 
B3205
Montréal (QC) Canada

Attention, salle inhabituelle!


Thomas Mulcair est professeur invité au Département de science politique de l'Université de Montréal.


Le titre de la conférence est tiré du refrain de la chanson « So Far Away from L.A. », de Nicolas Peyrac que Gilbert Bécaud avait surnommé « L’anglo-Saxon de Courbevoie » dans sa propre chanson « So far away from Courbevoie » pour se moquer autant de ce besoin de se faire remarquer en anglais que de l’erreur manifeste d’anglais dans la chanson de Peyrac. Je vais utiliser ces chansons comme entrée en matière pour discuter de ma perception de l’état des lieux concernant la présence (et la qualité) du français non seulement dans les séries Netflix, mais aussi, et surtout, dans le monde universitaire, en politique et dans la fonction publique fédérale.


Je vais parler du point de vue d’un anglophone francophile qui a la double nationalité française et qui suit les changements linguistiques ici et là-bas depuis plus de 45 ans. Je parlerai aussi de ma plus récente expérience en milieu universitaire francophone où je constate l’énorme pression sur les étudiants de cycle supérieur d’étudier et écrire en anglais. J’utiliserai aussi, comme étude de cas, la récente campagne électorale fédérale pour discuter de la présence et de la qualité du français dans les débats, en particulier. Je ferai référence à la campagne en cours à la chefferie du Parti Conservateur et passerai en revue les analyses étonnantes en provenance du Canada anglais quant à la qualité du français des candidates et candidats et l’importance qu’on y accorde, ou pas.


Finalement, je ferai « un appel aux armes » contre une tendance récente à Ottawa d’exiger des stagiaires « who can already write in English ». On imagine la réaction si on exigeait l’inverse.

Thomas Mulcair, U. de Montréal : « So far away from Frisco »